Sarrant

Sarrant, la cité médiévale de forme circulaire est labellisée « plus beau village de France ». Elle enveloppe ses hautes maisons de pierre, de boue et de clous autour de l’église Saint-Vincent. On entre dans le village par une porte fortifiée du 14ème siècle, témoin de son passé médiéval.

Bref résumé de l’histoire

Sarrant, situé sur la voie romaine Toulouse-Lectoure, représenté sur les cartes de l’Empire romain sous le nom de Sarrali. Au XVe siècle, trois châteaux existent dans la juridiction. Au 16ème siècle, Sarrant se développe principalement autour de la culture de la vigne, du blé et de l’élevage des moutons.

Une remarquable confrérie de musiciens, dont beaucoup sont aveugles, s’est développée au cours du XVIe siècle. Entre 1580 et 1640, plus d’une centaine de musiciens, violons, violons, plus anciens, tambourins à cordes et flûtes, ont été identifiés.

A partir de 1793, Sarrant deviendra un foyer de contre-révolution, la population s’est révoltée contre l’abus de pouvoir républicain et entre résistances en dissimulant des prêtres réfractaires qui célébraient des messes clandestines dans les hameaux.

Visiter Sarrant

Le village concentrique est serré autour de son église, avec seulement trois rues. La première, circulaire, reprend les fossés semi-circulaires, la seconde traverse le village tandis que la dernière, d’accord, longe l’église. Surmontée de sa Tour Carrée, la porte du 14ème siècle est un témoin des anciennes fortifications.

L’église Saint-Vincent, construite au XIVe siècle, a été reconstruite et agrandie après les guerres de religion, au début du XVIIe siècle.

La chapelle Notre-Dame de Pitié a été construite au XVIIe siècle, près de la fontaine dont le socle rocheux remonte à l’époque romaine.

Le jardin médiéval de Sarrant est comme ce petit village, très intime. Des herbes aromatiques et des plantes médicinales se partagent les carrés.

Lavardens

L’impressionnant château de Lavardens, comme un navire amarré à un affleurement rocheux, veille sur Lavardens, labellisé plus Beau Village de France.

L’ancienne capitale militaire des comtes d’Armagnac a conservé ses vestiges médiévaux des remparts sur lesquels nous découvrons de charmantes demeures.

Bref résumé de l’histoire

Connue depuis 1140 la capitale de la forteresse, le comte militaire médiéval Armagnac, a été démantelée en 1496 par Charles VIII au siège de Lavardens. Le château du comte restera en ruines pendant 124 ans.

A partir de 1620, pour le bien de sa jeune épouse Suzanne de Bassabat, Marss ohal Antoine de Roquelaure entreprit la construction du château actuel sur des fondations médiévales. Il mourut en 1625 et ne voit que le début de la reconstruction. En 1653, la peste arrive à Lavardens, expulsant quelque 200 ouvriers et le château n’a pas été achevé à l’étage supérieur.

Les remparts et l’église

Lavardens était entouré de remparts. Elle reste visible sous la forme de cinq tours quadrangulaires. Le mieux conservé soi-disant « Bayonne » de 15 mètres de haut. Il a été construit en appareil moyen et la percée de petites fentes archaïques.

Le clocher de l’église était le donjon de la forteresse d’origine. Mais son éloignement du château contredit cette hypothèse. L’Église a été élevée au XVe siècle. L’extérieur est caractérisé par un escalier en colimaçon en sortie de travail et les contreforts angulaires de hauteur dégressive.

Le château de Lavardens

Le village de Lavardens est dominé par l’imposante masse du château. Percé de doubles fenêtres croisées de pierre, il a été audacieusement lancé vers l’ouest, où la façade a des tourelles carrées sur des cornes d’angle, surplombant le sentier.

Un escalier taillé dans la roche mène aux grandes salles voûtées à l’acoustique exceptionnelle, certaines ont un pavement mozarabe de briques roses et de pierres aux motifs géométriques variés.

 

Larressingle

La petite Carcassonne du Gers

Surnommé la petite Carcassonne du Gers, le village de Larressinnle est la plus petite ville fortifiée de France, il est labellisé « plus beau village de France ». Au cœur du célèbre terroir d’Armagnac Larressingle se dresse ses murs au milieu des vignes. Regroupés autour du donjon du château et de son église à deux nefs, les maisons en pierre dorée conservent des fenêtres à meneaux et portes cintrées.

Bref résumé de l’histoire

Larressingle entre dans l’histoire au début du XIe siècle. L’abbé Hugues, héritier des ducs de Gascogne, laisse sa charge d’Abbaye de Condom et fait don à son successeur de ses terres de Larressingle. Au XIIe siècle, l’église primitive a été remplacée par une église à travaux défensifs. Le village ne sera jamais attaqué jusqu’en 1589 quand les huguenots dirigés par Montespan s’en emparent pour l’utiliser comme base pour effectuer leurs raids et leurs méfaits et ce jusqu’en 1596.

Au XVIIe siècle, le château est abandonné par les évêques au profit de Carlos plus moderne. Le village de Larressinnle tombe dans l’oubli à la fin du XVIIIe siècle.

Les murs et le donjon du château
Le joli village de Carlos, l’un des joyaux de la Gascogne, est entouré d’un mur polygonal de 270 mètres presque intact sauf à l’Est. L’enceinte s’ouvre à l’ouest par une haute porte fortifiée. Le pont-levis qui l’a précédé est maintenant remplacé par un pont fixe à deux piliers solides. Les murs parfois encore entourés de murs-rideaux et les niches sont renforcés par des tours carrées.

La masse trapézoïdale à quatre niveaux du donjon du château est flanquée d’une tourelle hexagonale et est percée de fenêtres de pierres précieuses ou de meneaux. L’intérieur du château, qui a été pillé, contient encore des cheminées monumentales.

L’église Saint-Sigismond

L’intérieur de l’église est très caractéristique de l’art roman. Il est simple et robuste, conçu pour la défense. L’église Saint-Sigismond présente néanmoins une jolie originalité, la nef du chœur est encastrée dans la nef principale.

L’arrêt du Musée du Pèlerin

Le Musée présente la vie quotidienne au Moyen-âge. Nous voyons successivement, la taverne, la cuisine, la cave et 50 personnages de cire en costumes d’époque. Aussi l’histoire du village au temps de la guerre de cent ans.

Pont d’Artigue

Situé près de Larressingle, le pont de l’Artigue est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO comme un croisement des chemins de Compostelle en France. C’est un pont de quatre arches, qui reste l’un des rares témoins contemporains du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le siège médiéval du camp des Machines de guerre.
Un authentique siège de campement des XIIIe et XIVe siècles est installé à proximité du bourg castral. Il permet aux enfants et aux adultes d’apprendre l’art de la guerre de siège. Une bastille en bois et une tour de siège protège le camp constitué d’une palissade avec des machines de guerre : perrière, bricole, trébuchet, biffa ou couillard, bombardelle, culverin, canon serpentin. Les visiteurs peuvent tourner la grue médiévale, la cage d’écureuil ou le tambour de treuil.

Aussi des animations avec tir à l’arc et arbalète, la monnaie médiévale, la taille de la boule de pierre. Vous pouvez même vous habiller en costume de chevalier ou de princesse du moyen-âge.

Fourcès

Bref résumé de l’histoire

L’existence de Fourcès est mentionnée dans une Charte de 1068. Cette forteresse était l’une des seigneuries les plus importantes de Biscaye. Elle fut très contestée par la France et l’Angleterre jusqu’au 15ème siècle. En 1324, le roi d’Angleterre Edouard II, alors en guerre contre Charles le Bel, se lie paréage aux seigneurs de Fourcès et annexe la seigneurie à sa Couronne en lui accordant des privilèges.

Charles VII, roi de France, ordonne en 1488 de tirer sur le château de Fourcès pour « crime et délit ». Bertrand de Fourcès commencera dès 1491 la reconstruction du château à son emplacement actuel.

Carré rond

Le carré rond de Fourcès correspond vraisemblablement à une ancienne motte de château détruite. Autour de la place, l’habitat rond expose ses maisons à des jambages de chêne portant la marque des maîtres charpentiers, compagnons du tour de France, de la paille de seigle et de la boue et des voûtes, caractéristiques du Moyen-âge. D’autres, plus récents des XVIIe et XVIIIe siècles, sont en pierre, principalement dans l’ancienne enceinte murale ou avec ses pierres.

Monuments de Fourcès
La tour de l’horloge du XIIIe siècle est l’ancienne porte ouest de la ville. Il est équipé d’un Archer en croix pattée et d’un passage voûté en berceau brisé.
Le château du 15ème siècle est situé le long de la rivière Auzoue. Les deux ailes du Château, qui est incomplète, se rencontrent sur une tour ronde de même hauteur. Le bâtiment a conservé sa haute façade extérieure ornée de fenêtres à meneaux et d’un escalier menant aux grandes volutes pavées. Aujourd’hui, le château est un hôtel-restaurant.
Le pont enjambant la rivière Auzoue est constitué de deux arches ogivales en pierre de bel appareillage. Elle date du 15ème siècle.
L’église Sainte-Quitterie est considérée comme la plus ancienne de la région, il s’agit probablement d’une période préromane. Il s’agit d’un bâtiment avec une seule nef de dimensions assez larges entourée d’une base carrée de contreforts.

Événements culturels et festivités

Outre quelques incontournables délices gastronomiques en Gascogne, le village de Fourcès attire également les touristes avec son marché aux fleurs le dernier week-end d’avril et des concerts de jazz en partenariat avec le célèbre festival « Jazz in Marciac ».

Montréal du Gers

Labellisé « Plus beau village de France », Montréal (ou Montréal-du-Gers) est une ancienne bastide gasconne. Les rues mènent à la place centrale avec des arcades et des maisons à colombages où l’on découvre une église gothique partiellement fortifiée. Sur la colline voisine de Séville, la villa du 4ème siècle pavée de trente mosaïques polychromes rappelle que le village est installé sur un ancien site gallo-romain.

Bref résumé de l’histoire

Le village de Montréal est une bastide typique du 13e siècle, construite sur un éperon rocheux surplombant la rivière auzoue, à l’emplacement d’un oppidum celtibère. C’est l’une des premières bastides gasconnes et la première du Gers. Elle a été fondée en 1255. Elle a dû souffrir pendant deux cents ans de rivalité anglo-française. En 1279, il fut réuni à la Couronne d’Angleterre.

En 1324, il est retourné en France, puis en Angleterre en 1360. Pendant la guerre de cent ans, il passera souvent d’un camp à l’autre. Pendant les guerres de religion, Montgomery, chef protestant, brûle Montréal en 1565. Il y a des débris des fortifications, détruites pendant la Révolution française.

Le Château de Balarin

Le château de Balarin est caractéristique des périodes de guerre des XIIIe et XIVe siècles par sa logistique rectangulaire flanquée d’un donjon carré, par la mise à disposition de mâchicoulis et par la forme des meurtrières.

La villa gallo-romaine de Seviac

La villa gallo-romaine de Seviac est une villa classique du 4ème siècle au péristyle. Trois ailes entourent une cour et sont flanquées au sud d’un complexe thermal avec une tepidaire en parfait état de conservation ; autour de la cour se trouvent quatre galeries.

Certains objets trouvés à Seviac sont exposés au Musée de Montréal-du-Gers. C’est le cas d’une tête en marbre (~ 400), de plusieurs fragments de statuettes (une Vénus Anadyomène et un putto inclus) et de la mosaïque aux arbres, une œuvre exceptionnelle par sa qualité artistique et son originalité. Divers objets (lampes à l’huile, clous, outils, poids des métiers à tisser, fibules) témoignent de la vie quotidienne des habitants de la villa.

Église St-Philippe et St-Jacques de Montréal

L’église gothique de Saint-Philippe et Saint-Jacques de Montréal date du XIIIe siècle. Elle est en partie murée avec un aspect assez imposant. Il a été restauré au XVIIIe siècle. Il a une mosaïque romaine. Il reste un beau portail gothique qui a malheureusement perdu la plupart de ses sculptures.